08/03/2026

Au cœur de parcours de réinsertion

Au travers des parcours de réinsertion de Dhisma, Myriam, Vanessa et Lucie, découvrez l’accompagnement global et bienveillant que l’Îlot propose à des femmes ayant connu la détention.

« J’ai découvert que je suis forte, capable, et indépendante », Dhisma.

Après 3 ans de détention, Dhisma a pu bénéficier de l’Offre de repérage et de remobilisation (O2R), un programme d’accompagnement socio-professionnel de l’Îlot. Une chargée de mission emploi a alors travaillé avec Dhisma sur sa situation administrative (remboursement du fonds de garantie des victimes, accès à ses droits, déclaration d’impôts, aide au logement…) ainsi que sur sa recherche d’emploi. « En attendant de commencer une formation, je travaille en Contrat à durée déterminée d’insertion (CCDI) dans un magasin bio. Sans l’Îlot, je me serais sentie perdue. Je me sens capable de prendre des décisions seule, de gérer ma vie et mes enfants. En cinq mois, beaucoup de choses ont été accomplies. J’ai découvert que je suis forte, capable, et indépendante. »

« La rue pour les femmes c’est très dur », Myriam.

« Depuis quelques années, je vis un parcours difficile : j’ai vécu dans la rue. C’est tellement dur qu’on consomme des produits pour supporter. » Au Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Thuillier, Myriam se sent plus en sécurité et prend le temps de se reconstruire. Son assistant social l’a inscrite à une cure de désintoxication et travaille avec elle à sa réinsertion professionnelle. « Mon parcours a été difficile (…) mais je sens que je peux avancer et construire quelque chose de mieux. Être ici, accompagnée et encadrée, m’offre enfin une stabilité et un sentiment de sécurité que je n’avais jamais connus auparavant. »

« Je sens qu’elle est là pour moi et qu’elle m’écoute », Vanessa.

Après huit mois passés en détention, Vanessa a bénéficié d’un aménagement de peine qu’elle effectue au sein du CHRS Thuillier. « Ce qui m’inquiétait, c’était à la fois d’intégrer un CHRS et de quitter la prison. Là-bas, on a des habitudes. Ici, au début, j’étais seule. Aujourd’hui, ça va. Je me sens en sécurité. » L’inquiétude a laissé place à la confiance, construite avec son éducatrice spécialisée. « J’ai confiance en elle. Je sens qu’elle est là pour moi et qu’elle m’écoute. Grâce à elle, j’ai pu refaire mes documents de sécurité sociale et remettre à jour mes papiers d’identité et administratifs. Franchement, sans elle, j’aurais traîné, je n’aurais pas pu le faire toute seule. Ça m’a vraiment soulagée. »

« C’était fatiguant, mais j’en suis fière » Lucie.

« J’ai fait huit ans de détention dans une prison mixte. On n’avait pas accès à tout comme les hommes. Côté médical, on avait un créneau par jour, les hommes avaient le reste du temps. » Malgré les obstacles du milieu carcéral, Lucie passe un BAC pro gestion-administration et un BAC en ressources humaines. « J’ai travaillé dur, sans Internet. C’était fatiguant, mais j’en suis fière. » Refusée ailleurs à cause de son passé, Lucie est acceptée à Thuillier et obtient un aménagement de peine. Après plusieurs mois au CHRS, elle éprouve encore des difficultés à s’apaiser. « Avec le médiateur de l’Îlot on travaille sur mon identité : la Lucie d’avant, la Lucie de la prison, et celle de maintenant. C’est compliqué, mais j’avance. » Pour les questions administratives et de santé, « ma référente m’a beaucoup aidée. Maintenant, je voudrais être assistante en ressources humaines. C’est un projet que j’ai construit en prison et que ma référente m’aide à réaliser. »

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