Quelle a été votre condamnation ?
J’ai été condamné à un TIG de 140 heures. Je n’avais jamais été condamné auparavant.
Pourquoi avoir fait le choix de consacrer au TIG pédagogique une partie des heures de TIG à effectuer ?
La CPIP (Conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation) m’a parlé du TIG pédagogique de l’Îlot. L’idée d’apprendre des choses, d’être un peu comme en classe, m’a plu. En plus, on réfléchit à son projet professionnel. Je découvre aussi ce qu’il faut faire et ne pas faire vis-à-vis d’un employeur, des collègues : le savoir-être en entreprise. Ce sont des choses dont je n’avais pas conscience.
Quelle était votre situation professionnelle avant votre condamnation ?
J’avais un emploi : je travaillais au tri de colis.
Après avoir effectué toutes vos heures de TIG, souhaitez-vous poursuivre dans le tri de colis ?
Je ne sais pas trop. En atelier, on a découvert les métiers en tension dans la région. Je me dis que je peux peut-être faire autre chose. Je ne sais pas encore ce que je pourrais faire, mais ce qu’on me montre en ce moment me donne encore davantage envie de travailler. Avant, j’avais fait un stage en hypermarché, en mise en rayon : ça m’avait plu. Je vais discuter de tout cela en entretien individuel avec la CIP (Conseillère en insertion professionnelle) de l’Îlot.
Vous vous sentez rassuré par l’accompagnement ?
Oui. Savoir qu’après mes heures de TIG « classique », que je vais devoir effectuer pour finir toute ma peine, je peux revenir et continuer à avoir un suivi, ça me rassure. En plus de voir ensemble comment écrire mon CV et mes lettres de motivation, avoir une interlocutrice qui apporte des informations, ça aide.


