Votre TIG a-t-il été prononcé comme peine principale ?
Oui, une peine de sursis planait au-dessus de ma tête, mais j’ai eu des heures de TIG en aménagement de peine.
Pourquoi avoir choisi de faire ce TIG pédagogique ?
Au début, j’ai fait un TIG classique dans un relais social, mais comme il y avait déjà beaucoup de stagiaires, je restais souvent assis sans rien faire. Parfois, il y avait des tâches comme distribuer des fruits et légumes le vendredi, mais ce n’était pas suffisant. J’ai fait les 140 premières heures, je n’en pouvais plus et je me suis dit qu’il me fallait autre chose. J’en ai parlé à ma CPIP (Conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation), et j’ai rencontré la Conseillère en insertion professionnelle (CIP) qui s’occupe du TIG pédagogique. Là, je me suis dit : on va faire quelque chose.
Aviez-vous un projet professionnel avant de débuter votre TIG pédagogique ?
Je voulais déjà travailler dans le bâtiment, surtout dans la plâtrerie-peinture. Mon projet est devenu plus concret et réaliste. Grâce au TIG, j’ai appris les codes de l’entreprise, comment rédiger un CV et une lettre de motivation, et me préparer pour un entretien d’embauche : « Qu'est-ce que le recruteur regarde en premier ? », « Quelles sont les questions, qu'il me peut poser ? », … J’ai mieux compris comment me comporter en entretien.
Vous vous sentez donc davantage prêt pour un entretien d’embauche ?
Oui, j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup. Maintenant je sais éviter de répéter trois fois la même chose et je me sens prêt à passer des entretiens.
Avez-vous commencé à postuler ?
Mon conseiller RSA m’a envoyé une annonce de France Travail. J’ai postulé et j’attends une réponse.
Comment se déroule votre TIG ? En quoi l’accompagnement de l’Îlot vous a-t-il permis de progresser ?
Les ateliers et les rendez-vous individuels se passent bien. Je ne vais pas vous mentir, souvent pour moi c’est dur de me lever. Faire cette semaine de TIG, et être debout tôt le matin, 4 jours d'affilée, ça me paraissait difficile. Mais là, même si je suis malade depuis deux jours, je viens quand même. Je suis motivé et j’ai l’impression d’apprendre des choses utiles. J’ai plus de connaissances, plus d’envie et je me concentre mieux sur ce qui est important. Les objectifs que je me fixe avec la Conseillère en insertion professionnelle (CIP) sont réalistes et atteignables, ce qui me permet de me projeter sans me décourager.
Vous vous sentez rassuré par cet accompagnement ?
Oui. Même si parfois quelque chose n’est pas clair pour moi, je peux poser des questions et avec la CIP on retravaille dessus. Cela me permet de reprendre confiance.
Le TIG m’a donné un cadre, un rythme, et m’a appris à savoir ce que je vais faire dans la journée. Même si ce n’est pas un travail rémunéré, ça ressemble au rythme du travail et ça prépare à la vie professionnelle.
Vous comptez profiter de l’accompagnement sur la base du volontariat après cette semaine de TIG pédagogique ?
Ces six mois après sont rassurants. Je sais que je peux encore contacter la Conseillère en insertion professionnelle (CIP) et qu’elle pourra dialoguer avec mon conseiller RSA pour continuer à construire mon projet professionnel.
Voulez-vous ajouter quelque chose ?
Beaucoup de personnes gagneraient à être accompagnées par l’Îlot. Souvent les gens qui sont sous l’eau se disent qu’il n’y a pas d’aides, mais là c’est une aide. Si on veut changer ça permet d’aller de l’avant.


