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L’année 2009 et l’année 2010 déjà bien engagée, sont des étapes importantes de la vie de notre association.
Des réalisations aboutissent : les ateliers de Montières à Amiens et l’établissement de Chemin vert à Paris ouvrent. Des cadres de vie matérielle sont modernisés pour manifester la volonté d’un accueil, d’un accompagnement, d’un mode d’action renouvelés. L’accès à des compétences, une qualification, une expérience de travail, sont la voie de la confiance et de l’activité, gages déterminants de réinsertion.
Des projets se poursuivent : la fusion de l’accueil de nuit et de l’accueil de jour et la refondation complète des Augustins à Amiens. Au-delà des conditions matérielles plus dignes, le souci d’offrir à chaque personne accueillie la disponibilité d’une équipe compétente et attentive. Il ne s’agit pas seulement d’offrir un abri, un repas, une douche passagère mais de permettre de rencontrer dans le calme une équipe pour qui l’on compte, pour qui l’on est quelqu’un.
Un projet nouveau se lance : des jeunes, par un enchaînement souvent dramatique, plongent dans la délinquance et se retrouvent en prison. A leur sortie, peu de possibilités de retrouver des conditions nouvelles. L’Îlot lance le projet d’un lieu qui serait une alternative concrète à la récidive si souvent au rendez-vous. Des entreprises se mobilisent : La crise se poursuit (augmentation des risques d’exclusion et limitations budgétaires).
Plus que jamais la solidarité est la seule solution. Les entreprises, de plus en plus conscientes de leur rôle social indispensable, seront invitées à soutenir notre action sous de multiples formes. C’est avec confiance que tout cela est entrepris. Des soutiens déterminés et fidèles sont à nos côtés et nous leur disons toute notre gratitude. L’action de l’Îlot s’inscrit dans la volonté, qui s’exprime par des voix allant s’amplifiant, d’offrir des alternatives à la prison, à la récidive, à la deuxième peine de l’exclusion.
Quels que soient la volonté politique et les moyens qui sont mis en oeuvre par l’Etat, quels que soient le dynamisme des associations et la générosité de donateurs, les personnes sortant de prison ne retrouveront leur place dans la société que si le regard de chacun de ses membres, où qu’il soit dans l’organisation sociale, évolue pour dépasser les peurs et les préjugés et reconnaître que chaque détenu libéré est une personne digne d’être accompagnée dans son chemin de réinsertion.
Jean Celier, Président de l’Îlot
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